Le Journal des modes alternatifs (JMA)

Découvrez notre nouvelle revue

 

Larcier vient tout récemment de lancer le Journal des modes alternatifs, une nouvelle revue dédiée aux modes alternatifs de règlement des conflits. Alliant qualité scientifique et approche concrète, la revue a pour ambition de proposer, dans ses trois opus annuels, un regard pluridisciplinaire couvrant les différents domaines d’intervention des modes alternatifs. La revue se veut multidisciplinaire tant au niveau des matières traitées que des différents regards portés sur l’analyse des sujets. Sa présentation visuelle novatrice, par le recours notamment au Legal design, permet au lecteur d’appréhender très rapidement les informations essentielles.

Comment est né le Journal des modes alternatifs (JMA) ?

Anne-Marie Boudart : L’idée d’une revue dédiée aux modes alternatifs m’est venue un matin, au réveil, au début de l’hiver 2020. Elle me semblait tout à la fois évidente et tout à la fois très audacieuse.

Avec les encouragements de mes proches, dont Carine Vander Stock, j’ai proposé l’idée à Larcier qui a édité en 2018 l’ouvrage que j’ai rédigé sur le droit collaboratif¹. La confiance de l’éditeur dans ce projet a été quasi immédiate.

L’équipe du Journal des modes alternatifs s’est ensuite constituée très facilement : les compagnons de voyage ont répondu rapidement « présents » avec beaucoup d’enthousiasme.

Le premier comité de rédaction a vu le jour en juin 2021 et vous connaissez la suite : les deux premiers numéros ont été publiés et diffusés le 12 mai à l’occasion du colloque de lancement de la revue sur le thème de la médiation sous contrainte.

Le Journal des modes alternatifs se veut multidisciplinaire tant au niveau des matières traitées (droit civil, droit commercial, droit familial, droit social, droit public…) qu’au niveau des regards portés sur les sujets abordés (juridique, psychologique, philosophique, sociologique…). Il a vocation à couvrir les MARCS sous leurs multiples facettes. Comment cette multidisciplinarité se traduit-elle dans l’organisation des comités scientifique et de rédaction ?

Anne-Marie Boudart : Les comités sont composés de professionnels multidisciplinaires (psychologues, juristes d’entreprise, avocats, professeurs) qui exercent dans différentes
matières (familiale, sociale, civile, commerciale, droit public).

Notre objectif est d’y intégrer prochainement de nouveaux membres, d’une part issus de l’international et, d’autre part, issus de nouveaux horizons professionnels.

Nous veillons également à faire appel à des auteurs pluridisciplinaires afin de proposer une perspective à 360 degrés.


À quels besoins la revue ambitionne-t-elle de répondre ?

Carine Vander Stock : Si certains modes alternatifs de résolution de conflit, comme la médiation ou l’arbitrage, sont bien connus des professionnels et même du grand public, d’autres sont encore trop peu connus ou usités, je pense au droit collaboratif, mais également à la tierce décision obligatoire (TDO).

La revue répondra donc à un besoin d’information.

Elle a pour objectif de faire connaître au plus grand nombre les différents modes alternatifs de résolution de conflits.

Elle donne la parole aux professionnels de différents horizons, qui sont en lien quotidiennement avec les MARCS et qui, par leurs contributions, partageront leurs approches, leurs expériences, leurs outils, leurs techniques, leurs savoirs au bénéfice des praticiens et du développement des modes alternatifs.

Les praticiens attendent également une revue qui leur donne un aperçu de l’évolution de la législation et de la jurisprudence qui touche aux MARCS. Nous avons l’ambition de répondre à cette attente.

¹ Ouvrage sur le processus et les outils du droit (Droit collaboratif, coll. Prévenir, négocier, résoudre, 2018), auquel Carine Vander Stock a collaboré.

Le Journal des modes alternatifs offre une présentation assez audacieuse de par le recours notamment au Legal design. Comment se fait le choix des thématiques à illustrer ?

Anne-Marie Boudart : Réinventer la présentation visuelle d’une revue faisait partie pour moi de l’ADN du projet de JMA. Dans un premier temps, le comité de rédaction a été formé en Legal design.

Ce fut une étape très instructive. Nous avons par ailleurs la chance d’être accompagnés dans cette démarche par un Legal designer qui réalise les visuels finaux, à la suite d’un travail et d’échanges en équipe sur les thématiques à illustrer et le contenu de celles-ci.

Cette partie du travail est assez chronophage, mais elle est passionnante et essentielle dans la démarche de notre revue.

Les auteurs sont également invités à déployer dans leur contribution, des tableaux, résumés, visuels récapitulatifs...

Par une présentation innovante, JMA permet au lecteur d’appréhender rapidement les informations essentielles et d’en tirer la meilleure compréhension par des outils qui captent l’attention et synthétisent les contenus.

 

Quels sont les défis qui attendent la revue ?

Carine Vander Stock : Le premier défi, c’est de tenir la distance, de nous renouveler, d’avoir des thèmes suffisamment porteurs et diversifiés pour toucher les pratiques très différentes et répondre à notre volonté de multidisciplinarité à laquelle nous sommes très attachés.

C’est également pour certains, dont je suis, de nous familiariser avec le Legal design qui, comme l’a dit Anne-Marie, apporte à la revue un regard différent par sa mise en page novatrice.

La médiation est-elle devenue une négociation imposée ? Tel était le sujet du colloque de lancement de la revue qui a eu lieu en mai dernier. Avec la loi du 18 juin 2018, le juge peut en effet à présent ordonner qu’une médiation soit tentée, même si l’une des parties s’y oppose. Quelles conclusions les orateurs ont-ils pu tirer du colloque ?

Carine Vander Stock : Ainsi que l’a soulevé Jean-François van Drooghenbroeck qui clôturait le colloque avec Catherine Delforge, les différents intervenants ne tirent pas tous les mêmes conclusions et ne répondent pas tous de la même façon à cette question.

Certains considèrent que l’autonomie de la volonté reste un élément déterminant de la médiation et qu’il faut la garantir aux médiés, à défaut de quoi nous risquons de tomber dans la dictature de l’accord à tout prix.

Pour d’autres, imposer aux personnes de tenter l’expérience de la médiation, au-delà de la réticence voire de la récalcitrance de certains, constitue le levier d’un travail qui peut, dans certains situations, conduire à l’acceptation de la médiation et à la conclusion d’un accord, sachant que l’objectif reste de permettre aux parties de se réapproprier leur conflit et le mode de règlement de celui-ci.

Ces différentes optiques donnent la mesure de l’intérêt de croiser les expériences et les approches.

C’est ce qui a fait la richesse de nos échanges et que nous voulons insuffler à la revue.

Source : Émile & Ferdinand, 2022/1 | N°40

 


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Journal des modes alternatifs

• Rédacteur en chef : Anne-Marie Boudart

• Abonnement 2022 – 3 numéros par an

• 120,00 €

 

 

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